L’école française est bien malade et d’année en année descend dans les classements PISA. Matthieu Grimpret est un professeur qui a enseigné en collège et en lycée en filière générale et professionnelle jusqu’à Sciences Po. Il a vu le niveau baisser mais surtout il constate qu’il est de préconisé de ne surtout pas imposer fermeté et rigueur à l’élève pour l’aider à progresser et à sortir de la médiocrité. Son livre, Bullshit bienveillance, commence par le mail de parents qui trouve mille excuses à leur fils, forcément « haut potentiel »… et se poursuit par toute une enquête historique sur les pédagogues qui ont changé les méthodes, les manuels et surtout le but premier de l’école : l’instruction. Cette dernière ne doit plus enseigner un savoir fixe (orthographe, conjugaison, calcul, écriture) mais doit veiller au bien-être des élèves pour en faire de bons citoyens dociles.
On comprend mieux la main-mise d’inspiration marxiste qui a pris les rênes de l’instruction des petits Français au point de changer l’intitulé du ministère en « éducation nationale ». Il est intéressant de noter que tous ces penseurs pédagos ont été enseignants mais ont très vite quitté les salles de classe pour intégrer les administrations qui leur ont permis d’imposer leur idéologie et de tout changer sous le fallacieux prétexte de bienveillance. Le bien des élèves ne les intéressent pas ; ils veulent seulement imposer leurs vues coupées du réel grâce à une administration omniprésente et bien plus nombreuse que le corps enseignant.
Je vous recommande cette enquête sur la psychologie positive à l’école, très complète sur l’état délabré de l’école en France. Il y a urgence à soutenir les écoles hors-contrat qui font un excellent travail auprès des enfants !