Le burn out semble être la maladie à la mode et touche de plus en plus de monde, en particulier les personnes généreuses (enseignant, soignant, prêtre…) . On sait que sa principale caractéristique est l’épuisement physique et psychique.
L’auteur est un prêtre qui a lu de nombreuses études sur le sujet dont la plupart sont en anglais. Ce qui indique – au passage –, que la recherche est quasi inexistante en France, aucune étude n’est publiée en français. Mais c’est un autre sujet. Le père Ide tente de définir le burn out de façon claire et précise. Son livre prend vraiment un grand intérêt car il met en parallèle le burn out et l’acédie. Cette dernière est une affection spirituelle qui atteint principalement les moines et qui se manifeste par l’ennui, le dégoût de la prière et le découragement. Or le burn out se manifeste quand on a vidé ses batteries à force d’actions, souvent par orgueil. Mais pour l’auteur, il s’agit des deux facettes de la même médaille, l’action et la paresse… Il faut alors regonfler sa batterie interne afin de pouvoir sortir de ses deux pentes. Pour donner et bien donner, il faut recevoir. C’est donc du donnant-donnant continuel. Je reçois, je peux donner. Je donne, je peux recevoir.
J’ai beaucoup aimé ce livre qui proposait une vision du burn out de façon chrétienne et qui donne, à mon sens, une vraie réponse aux différents épuisements qui jalonnent les vies des prêtres, des pères et mères de famille, d’enseignants ou de soignants. Charité bien ordonnée commence par soi-même et dire qu’il faut recevoir pour mieux donner permet de mettre des limites à tout engagement quel qu’il soit et d’éviter de s’épuiser.
Aussi je vous le recommande chaudement !
P.S. : Le père Pascal Ide a une page facebook où il partage des articles de psychologie et de spiritualité, ses livres, des critiques de films… Bien que faisant parti de la Communauté d’Emmanuel, ses analyses des problèmes sociétaux restent très justes.
N’oublions jamais les conseils de Saint Thomas d’Aquin pour acquérir la sagesse : « Ne regarde pas à celui qui parle, mais tout ce que tu entends de bon, confie-le à ta mémoire. »